• Amestris

    Le Pays D’amestris ou plutôt l’Empire d’Amestris.

    Qu’il est triste de constater que le totalitarisme reste inévitablement implanté dans notre monde, et ce, malgré les épisodes malheureux qu’ont connus nos ancêtres. Par FMA, Hiromu Arakawa nous présente une forme de totalitarisme fictif qui aurait pu être réel dans notre monde : le pays d’Amestris. Mais ce nom n’est-il pas sans rapport avec notre histoire ? Est-ce seulement un nom au hasard, choisi sans but précis, simplement parce que cela résonne bien avec l’ambiance du manga ? Il aurait été étonnant que oui, après les multiples allusions que l’auteur a incorporé dans son manga…
    Et bien : NON !
    En faisant quelques recherches, on tombe facilement sur le nom d’Amestris, une reine de perse et épouse du célèbre Xerxes I (le roi perse du film « 300 »). Cette reine, était considéré par Hérodote (historien grecque), comme une despote impitoyable et cruelle. On y voit donc une relation entre le nom du personnage et le nom du pays.
    Alors, est-ce un hasard ou le simple jeu de l’auteur de renforcer ses allusions à notre histoire ? De plus comment ne pas authentifier cette téhorie lorsque l’on constate que les ruines de Xerxès à l’Ouest
    du pays d’Amestris porte le même nom que l’époux d’Amestris, expliqué plus haut.

     

    Mais concentrons nous sur Amestris en tant que pays de Fullmetal Alchimiste :

    Ce pays si idyllique aux premiers abords se révèle être, comme toutes les dictatures, un pays où le totalitarisme militaire sévit. Dirigé par un gouvernement où ne règne qu’une seule tête : le Président Bradley King, ce dernier commande d’une main de fer le pays d’Amestris, n’hésitant pas à conduire au chaos certaines régions afin d’arriver à son but. C’est ainsi l’armée qui contrôle les affaires publics du pays : administration, recherche scientifique, ordre public, certains hôpitaux ... Tous les grands axes de la vie du pays (économie, social et même culturel) sont maintenus par l’armée et son injustice débordante : le massacre du peuple Ishbal.
    Comme tous pays totalitaires, le pays d’Am

    estris est basé sur la défense. C’est le systèm

     

    e d’autarcie qui passe par un renforcement des structures militaires (forteresse de Brings) et le développement de l’armement du pays (aussi bien au niveau équipement que scientifique). Ainsi, le gouvernem

     

    ent n’hésite pas à débloquer des sommes gigantesques pour financer les recherches concernant l’alc

     

    himie mais ignore complètement les plaintes et les malheurs du peuple. Il donne aux alchimistes le pouvoir d’aider les gens, mais c’est parce qu’il équipe le Service des alchimistes d’Etat que le peuple se retrouve dans une situation précaire (aider un pauvre qui a soif, ce n’est pas lui maintenir la tête sous l’eau ^^).

    Le pays d’Amestris est un formidable exemple d’organisation du territoire. Afin de contrer les attaques des pays voisins, ainsi que diverses rébellions qui pourraient se produirent à l’intérieur du pays, le Gouvernement a su mettre en place un réseau de régions hiérarchisé d’un point de vue topographique. On constate que 5 territoires, bien délimités les uns des autres, se dégagent :

    Le Centre, noyau politique, économique, militaire et social du pays, symbolisé par le Quartier Général de Central situé dans la capital Central City.

    Le Nord, pays enneigé, où l’espérance de vie est peu importante, surtout du côté de la forteresse de Brings. Le pôle urbain de cette région est North City. Amestris est en « froid » avec le pays de Drachma (dont le nom provient de la monnaie utilisé par la grèce antique et moderne), redoutant à chaque instant une invasion de ce pays.

    L’Ouest, très peu d’informations sur cette région, dont la ville principale est West City. Le pays frontalier est le pays de Creta, et une partie du territoire de Drachma.

    L’Est, c’est la région natale d’Edward et d’Alphonse. La ville principale est East City, mais on connaît d’autres villes telles que Lior, Youswell et Resembool (ville très marqué par le massacre des Ishbals). A sa frontière on trouve le terrifiant désert qui sépare Amestris du pays de Xing.

    Le Sud, pays chaud dont le pôle urbain est South City. Ses autres villes sont Rush Valley (là où s’installe Winry) et Dublith. Cette région est en proie à la menace du pays d’Aerugo.

    Ces 5 pôles territoriaux sont reliés entre eux par des structures ferroviaires importantes qui permettent une communication efficace entre les villes principales.


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    C I T A T I O N S 
     
     
    Kimblee : Regardez la mort en face. Observez ceux qui vont mourir par votre faute. Et ne les oubliez pas, qu'ils restent gravés à jamais dans votre mémoire. Eux non plus, ils ne vous oublieront jamais.
     
     
    « L'humanité ne peut rien obtenir sans donner quelque chose en retour. Pour chaque chose reçue, il faut en abandonner une autre de même valeur. En alchimie, c'est la loi fondamentale de l'échange équivalent.
    A cette époque, nous pensions que c'était la seule et unique vérité au monde.
    Nous nous trompions, mais il a fallu céder quelque chose pour l'apprendre... »
     
     
    Un rêve est beau tant qu'on peut l'imaginer, une fois réalisé il est mort
     
     
    Mustang : Quoi ?! Tu me traites de pétard mouillé ?!

    Interdit de mourir sous mon commandement. T'es déjà pas un cadeau, pas besoin de paperasse.
     
    Quand je serai commandant, tout le personnel féminin de l'armée devra porter des minis-jupes !!!
     
    -Tué dans les exercices de ses fonctions et promit de 2 grades. Alors comme ça tu es devenu le Général de Brigade Hugues, pas vrai? Toi qui disais que tu allais travailler pour moi en sous main pour m'aider à gravir les échelons.. à présent tu es plus gradé que moi, t'as tout gagné mon imbécile d'Ami...Lorsque j'étais plus jeune j'ai inventé une belle théorie sur la transmutation humaine.Comme c'est étrange elle vient de me revenir à l'instant. Les alchimistes sont des psychopates des grands malades bons à interner.Pourquoi il ne m'a pas dit que les frères Elric étaient eux aussi impliqués...comme s'il voulait gérer le truc tout seul.
     
     
     
    Mustang : Le rat a quitté le navire? Ou la souris plutôt !C'est difficile d'atteindre une si petite cible.
    Edward : Eh ! Prépare tes silex, ça va chauffer!
     
     
    Edward : C'est qui le super petiot pas plus grand qu'un haricot ?
        Qui t'as traité de super nain de jardin minature ?
     
     Je te paris que le Colonel va encore se foutre de nous : alors les Sherlocks, on rentre encore bredouille ?! Vous allez la trouver cette pierre philosophale oui ? C'est sympa de courir après les fantômes mais ça se paye et je fais pas de la monnaie en claquant des doigts, moi.
    Et ben Edward, t'es où ? Coucou où t'es passé ? Oh pardon, t'étais là, je t'es marché dessus. Mais aussi quelle idée de se cacher derrière mon taille crayon. je t'ai rien cassé, Tom pouce ?
     
    Je pensais que les guerres ne me consernaient pas, qu'elles étaient loin de chez moi, déclanchées au hasard par des inconnus.Aujourd'hui je connais la personne qui les commandes ces gens et qui les déclanches pour la pierre philosophale.Tant qu'il y aura des gens vivants pour desirer cette pierre, les guerres continueront.Mais ce désir de guerre nous le portons en chacun de nous, dans nos coeurs. les homonculus attisent ce feu destructeur, mais c'est à nous et a personne d'autre que nous devons leur existance.C'est l'orgueuil encré dans nos âmes et nos esprits qui nous pousse au crime suprême. Nous sommes tous responsables, personne n'est innocent les crimes la violence nous consernent toujours.je vais detruire celui qui déclanche ces guerre et la pierre philosophales pour que plus personne n'essayent de la trouver et pour qu'elle soient totalement oubliée. Le seul pouvoir qui merite qu'on se batte pour lui, c'est celui qu'on porte en nous, celui qui nous permet de changer les choses.
     
     
    Scar : Dieu nous as donné un nom, je me suis détourné de la voie de Dieu, je n'ai plus de nom.
    Il est dis que le sommeil du juste sera interdit à celui qui fera souffrir autrui, mais moi je n'en ai plus besoin, je ne désir que le sommeil éternel..."
     
     
    Tu ne sais vraiment rien. Des hommes stupides comme vous tentent la transmutation humaine. Ils font ça par orgueuil et curiosité. Résultat: vous l'avez sous les yeux !!! Rien d'autre qu'un être sauvage doté d'un corps et d'un esprit mais sans âme, sans sentiment.Regardez-moi !! C'est ça que vous appelez "homonculus". Envy, Lust et les autres sont nés il y a bien longtemps grâce aux imbéciles inconscienst dont je parlais à l'instant.C'est pour ça qu'aujourd'hui, ils veulent tous devenir humain.
     
    Winry : Ed tu n'as pas bu ton lait.................edward !!!
     
     

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    Histoire

    Pendant de nombreux siècles, les alchimistes occidentaux ont cherché sans cesse la pierre philosophale aussi appelait pierre des sages.
     Quel était donc cet objet si difficile à trouver ? C'était une substance que les alchimistes avaient la conviction de pouvoir fabriquer avec l'aide de l'alchimie (voir dossier), en soumettant certaines matières premières à des traitements chimiques complexes et laborieux. Le problème consistait à trouver les matières premières convenables et les traitements chimiques adéquats. Selon une croyance largement répandue, l'Univers était imprégné d'un esprit qui reliait toutes choses entre elles. Les alchimistes pensaient que cet esprit pouvait en quelque sorte être reproduit et compressé en une substance magique à laquelle ils donnèrent le nom de pierre philosophale. Une fois cette substance magique découverte, il suffirait d'en ajouter une petite quantité à un métal ordinaire pour le changer en or. Prise comme médicament, la pierre jouerait le rôle d'un remède miracle. Certains pensaient même qu’elle conférerait l'immortalité.
    Toutes les patientes expériences effectuées au cours des siècles par les alchimistes dans leurs laboratoires étaient motivées par un seul désir : fabriquer la pierre philosophale. Au cours de leurs travaux assidus consacrés à cette recherche, ils établirent de nombreuses vérités chimiques qui, même si elles ne les conduisirent pas à la pierre philosophale ( même si certaines rumeurs disent que la pierre fut trouvé par Nicolas Flamel au XIVème siècle, ce fait n'a pas pu être prouvé ) n'en aidèrent pas moins à constituer la base de la chimie telle que nous la connaissons aujourd'hui.

    • Suplément sur la Pierre Philosophale
    La pierre philosophale est l’emblème de l’alchimie, mais surtout son but ultime. Qui s’intéresse à l’alchimie s’intéresse ou s’intéressera irrémédiablement à la pierre philosophale, capable de modifier le plomb en or. Mais au-delà de cette simpliste idée de la pierre philosophale, ne peut-on pas distinguer un autre but caché (comme ça l’est toujours dans l’alchimie) dans l’intention de créer cette pierre au pouvoir stupéfiant ? On remarque que pour tous ceux qui recherchent la Pierre Philosophale, Alchimiste ou non-Alchimiste, leur voyage devient un parcours initiatique qui les éveille et les pousse à évoluer. Leur objectif principal se métamorphoserait en une quête à haute richesse spirituelle. Le but ne serait pas de trouver matériellement le plomb et l’or ; mais de découvrir qui sont les représentant cachés de ces matières. Ainsi, on insinue que le Plomb, soit l’homme de départ et donc brut, évoluerait progressivement en Or, soit l’homme révélé touché par la connaissance ultime de l’alchimie (ou « Vérité »). Le fait que ces symboles soient liés à la sphère matérielle et bassement pécuniaire, soumis par l’avidité et l’avarice de notre société, pousse les alchimistes à partir au départ pour une quête matériel ; mais qui progressivement change en une quête spirituelle. Les alchimistes peuvent en avoir conscience ou non. Ainsi Edward et Alphonse en sont l’exemple typique. Leur voyage ayant pour but de trouver la Pierre Philosophale afin de ramener le corps d’Alphonse et la jambe et le bras d’Edward (des choses purement matériels) se transforment en un voyage spirituel, marchant sur les traces de la nature. La recherche de la Pierre Philosophale est la symbolique d’un chemin mystique personnel.

    La Recherche de la Pierre

    La pierre philosophale représente pour les alchimistes non seulement le moyen de réaliser la transmutation du plomb en or, mais elle est aussi une promesse d'immortalité. La fabrication apparaît comme un processus long et complexe. Les alchimistes mélangeaient les ingrédients qui devaient permettre l’obtention de la Pierre. Celle-ci devait permettre de tranformer en or pur un métal en fusion en y étant jetée dedans.

    Certains, tel Nicolas Flamel, l'un des plus grands alchimistes, prétendirent avoir réussi à fabriquer la Pierre. La Pierre Philosophale est généralement décrite comme une pierre rouge, dure, lourde, sans odeur, liquide à l’état pur.


    La recette

    L'alchimiede façon générale, et la création de la Pierre Philosophale en particulier, se décompose en quelques étapes essentielles :

    - Liquéfaction
    - Fusion
    - Distillation
    - Dissolution
    - Évaporation

    Qui, entre autres étapes, visent à "purifier" les composants. La matière ainsi purifiée est nommée œuf philosophique. Voici la recette, très simplifiée, telle que l'explique Nicolas Flamel (1330-1418) :

    - L’œuvre au noir, qui débarrasse la matière de ses impuretés (symbolise la mort)
    - L’œuvre au blanc, ou petit-œuvre ou petit-magistère, qui permet de fabriquer la Pierre Blanche capable de transmuter les métaux en argent. L’opération est symbolisée par un arbre portant des lunes. (symbolise la restitution de l'âme au cœur purifi?
    - L'œuvre au rouge, ou grand-œuvre ou grand-magistère, cette étape transforme la Pierre Blanche en Pierre Philosophale, représentée par l’arbre solaire. (symbolise la vie spirituelle éternelle)

    FullMetal Alchemist et la Pierre Philosophale

    Dans FullMetal Alchemist, Ed et Al sont en quête de la Pierre Philosophale. Elle est supposée décupler le pouvoir de l'alchimie et permettre ainsi à la personne la possedant de réaliser des actes impossibles, comme la transmutation humaine. Dans l'épisode 19 de la série, Ed et Al découvrent l'ingrédient principal à la conception de la Pierre: elle requiert des centaines de vies humaines. Cette thèse est confirmée tout au long de la série et ce, jusqu'à la révélation de Dante qui affirme avoir créé la Pierre Philosophale en sacrifiant des milliers d'âmes. Par d'ailleurs, Scar disait contenir dans son bras droit, les âmes de tous les Ishbals morts lors de la guerre civile ainsi que celles des militaires qu'il a assassiné. Dans l'épisode 39, Scar se sacrifie en transmutant son bras avec Alphonse qui devient alors la Pierre Philosophale. La vraie Pierre rassemblant des milliers de vies humaines, se trouve donc dans l'armure d'Al. La fin de la série nous montre les pouvoirs immenses de cette Pierre: Alphonse (étant lui-même la Pierre Philosophale) tente la transmutation humaine pour sauver son frère, qui réssucite. Cette théorie sur la conception de la Pierre Philosophale est donc vraie; et ses pouvoirs sont tels que les livres les ont décrits: l'alchimie dépasse toutes les lois d'équivalence et permet alors de réaliser l'impossible, la transmutation humaine. Seulement au prix de quoi? Au prix de milliers de sacrifices humains...

     


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  • L'Alchimie

     

    L'alchimie est un art ésotérique qui plonge ses racines dans la plus lointaine antiquité de la plupart des continents (voir historique), et qui s'est répandu au Moyen Âge en occident après la pénétration des textes arabes. Les écrits alchimiques font usage d'un symbolisme particulier destiné à en cacher le sens au commun des mortels. Le mot « alchimie » viendrait du mot arabe Al Kimia. Ce dernier mot signifie « la quantité » ou « la dose ». On retrouve des pratiques alchimiques dans les diverses civilisations de l'ancien monde : occidentale, arabe, indienne, chinoise.
    L'alchimie est communément considérée comme l'ancêtre de la chimie moderne, celle-ci provenant en fait de la spagyrie et particulièrement la partie concernant le travail sur les « particuliers », faisant usage de composés d'origine minérale, végétale ou animale. La voarchadumie (ou archimie) quant à elle, vise uniquement à l'obtention de la transmutation des métaux par l'utilisation de techniques spécifiques associées à l'utilisation de composés d'origine uniquement minérale.

     

    Historique

    L’origine de l’alchimie se perd dans la nuit des temps, et semble provenir de presque tous les continents. Alors qu’on pensait jusqu’à une époque récente qu’elle était la forme primitive de la chimie moderne, Mircéa Eliade démontra que, loin d’être une proto-chimie, elle était intrinsèquement liée au matériel légendaire local, qui confère à sa lecture une spécificité propriétaire, tout en respectant une trame étrangement identique dans toutes les traditions.

    • Antiquité :
    L'alchimie semble prendre une part de plus en plus essentielle lors de la révolution néolithique, quand l'homme désirant comprendre et domestiquer son environnement, interprète celui-ci sous forme méthaphorique pour en transmettre les secrets. Telle l'utilisation de créatures légendaires composites, comme les chimères, pour représenter les éléments fondamentaux nécessaires à fabrication des outils et des armes assurant la suprématie sur les champs de batailles.
    Dans la Chine antique, l’alchimie est déjà attestée au IVe siècle avant JC (Serge Hutin avance que l’alchimie était déjà pratiquée en Chine en 4500 av. JC). La recherche des remèdes d’immortalité est le grand projet de l’époque. Le premier empereur de la dynastie des Qin organise un expédition sur l’île légendaire de Penglai (on verra que ce récit porte de grandes similarités avec d’autres cycles épiques, comme par exemple les argonautes). En Inde, les pratiques shivaïques et tantriques suivent également la trame alchimique. Shiva (principe actif du soufre) féconde Çakti (principe passif mercuriel) pour donner à l’adepte le corps de diamant foudre, devenu en occident la pierre philosophale (voir l’excellente analyse de Julius Evola, le yoga tantrique). Au Moyen-Orient, la grande Babylone connaît également l’alchimie (voir Mircéa Eliade, Cosmologie et alchimie babyloniennes). L’Iran antique connaît déjà l’homme primordial et son démembrement. En Égypte ancienne, on trouve déjà l’ouroboros, symbole du principe premier de l’alchimie, « solve & coagula », ainsi que le principe de la première étape, la dissolution, reconnue par les alchimistes comme étant l’allégorie du démembrement (voir Fulcanelli), ici celui d’Osiris (que la mythologie grecque reprendra comme le démembrement de Dionysos-Zagreus, ou celui d’Orphée). L’école d’Alexandrie, probablement le centre le plus fécond de toute l’Antiquité, eut également ses maîtres à penser en alchimie (Zozime, Synésius, Olympiodore). En Europe, ce sont les Celtes qui pratiqueront l’alchimie, en particulier au travers de la mythologie du chaudron du Dagda, ancêtre du Graal.

    • Moyen Âge :
    Au XIIe siècle, revers inattendu des croisades, les textes arabes, qui connaissaient déjà une théologie et une métaphysique très élaborée (Avicenne, Averroès, Maïmonide) remontent chez nous par l’Espagne et la Turquie. Aristote, inconnu alors jusque là en Europe, devient le système clé de la philosophie scolastique médiévale (Abélard, Saint Thomas d’Aquin) qui portera en son sein tout le matériel alchimique (voir Roger Bacon, Arnaud de Villeneuve, Raymond Lulle). Afin d’éviter les foudres de l’hégémonie chrétienne, naissent les récits épiques (Arthur, les chevaliers de la Table Ronde, qui convergeront vers un thème central : le Graal), greffés sur le matériel évangélique (le vase recueillant le sang du Christ, tenu par Joseph d’Arimathie). Ces récits porteront des informations capitales que les alchimistes reprendront dans leurs traités. C’est à ce moment, au XIIe siècle, qu’apparaît un texte capital, la Table d'émeraude, axiome de base de tous les alchimistes médiévaux, que la croyance populaire attribuera à Hermès (on sait aujourd’hui que la « table d’émeraude », dite « tabula smaragdina », est en fait la partie finale d’un traité nommé « Le livre du secret de la création et technique de la Nature », rédigé sous le règne du Khalife Ma’Mûn en 833, voir à ce sujet Henri Corbin, Histoire de la philosophie islamique). À cet instant, aux XIIe siècle et XIIIe siècle, l'alchimie est à peu près en phase avec les pères de l'Église, puisque ses promoteurs sont issus de la culture
     
     
    • XIVe siècle - XVe siècle - XVIe siècle, l'apogée :
    L'alchimie commence à prendre ses distances avec l'Église, sur laquelle elle avait pris naissance et qui l'avait jusque-là tolérée. La réforme se prépare, les doctrines théosophiques apparaissent, l'illuminisme se développe. L'approche purement théologique devient ambivalente pour se muer en descriptif analogique. La grâce divine reflète la pierre, le discours prend plusieurs significations : théologique, métaphysique et physique. L'alchimie, frappée d'hérésie, se fonde en doctrine secrète pour échapper à son bourreau. Il faut désormais une érudition et une capacité de discernement pour entendre les textes masqués sous d'épais voiles. C'est dans ce contexte que naîtra le foisonnement de textes le plus important de toute l'histoire occidentale, mais aussi le plus obscur. Les auteurs les plus caractéristiques sont Guillaume de Loris (Roman de la rose), Flamel, Ripley, Bernard de Trévise, Isaac le hollandais, Paracelse, John Dee, Denis Zachaire, L'abbé Trithème, Salomon Trismosin, Basile Valentin, Kunrath, sans oublier le plus illustre de tous, François Rabelais, qui publie à l'époque sous le pseudonyme d'Alcobifras Nasier (anagramme du nom). À cette époque, la capitale de l'alchimie est Prague, et à peu près tous les érudits y convergent. Cette ville jouera le rôle d'Alexandrie dans l'Antiquité.

    • XVIIe siècle - XVIIIe siècle - XIXe siècle, le déclin :
    Avec la Renaissance, le siècle des Lumières, et l'avènement du matérialisme, se développera au cours de ces trois siècles un schisme que l'on pourrait appeler "laïcité métaphysique". Les succès des approches cartésiennes et kantiennes propagent l'idée que la Nature est concevable dans sa forme observée, mesurable, indépendamment d'une causalité qui la transcenderait. La Science est née. Même si de grands alchimistes marquent encore cette époque (Helvetius, Philalethe, Eteilla, Poisson), même si certains scientifiques défendent encore les principes hermétiques (Leibniz, Newton), l'alchimie est progressivement assimilée à une proto-chimie, pour finir par voir son arrêt de mort signée par Lavoisier. Au XIXe siècle, les quelques alchimistes résiduels sont considérés comme des curiosités, vestiges d'une époque révolue.

    • Le XXe siècle, l'alchimie renaît de ses cendres :
    En 1925 paraît, dans l'indifférence générale, un ouvrage intitulé Le mystère des cathédrales écrit par un total inconnu, de surcroît anonyme, un certain Fulcanelli. Cette figure deviendra au cours du XXe siècle une véritable légende, en passe de dépasser le mythe de Faust. Un certain Canseliet, qui aurait été son élève, va venir souffler le chaud et le froid sur ce personnage, qui, selon la légende, aurait bénéficié du "Don de Dieu", l'immortalité (il aurait été vu en Espagne âgé de 113 ans). Fulcanelli et Canseliet sont deux auteurs ayant publié quelques ouvrages d'une érudition titanesque, véritable synthèse de toute la connaissance alchimique et qui "suffiraient" par eux-mêmes. Parallèlement, l'anthropologie fait des pas de géants. Mircea Eliade, probablement le plus grand anthropologue du XXe siècle, démontre que l'alchimie, loin d'être l'ancêtre balbutiant de la chimie, représente un système de connaissance très complexe dont l'origine se perd dans la nuit des temps, et commun à toutes les cultures.
     
    Généralités

     Les alchimistes étaient supposés chercher le secret de la fabrication de la pierre philosophale, ou « grand œuvre », censée être capable de transmuter les métaux vils en or, ou en argent. Mais derrière des textes hermétiques constitués de symboles cachant leur sens au profane, les alchimistes s'intéressaient plutôt à la transmutation de l'âme, c'est-à-dire à l'éveil spirituel. L'alchimie a ainsi des aspects néo-platoniciens, séparant matériaux élevés et purs de leurs équivalents impurs et corrompus. Toutefois, la quête alchimique des premiers temps, celle de l'élixir, peut être simplement thérapeutique ; ce qui explique l'importance de la médecine arabe dans le développement de l'alchimie. On sait en effet que les médecins arabes vont développer une thérapeutique complexe, inventant des médications extrêmement sophistiquées (sans être nécessairement efficaces), et des procédés de transformation des produits naturels (comme la distillation, l'alambic étant une invention du monde arabe). La pierre philosophale, l'élixir, ces finalités des tentatives alchimiques sont aussi des panacées, des médicaments universels. En ce sens, même si l'alchimie n'est pas un ancêtre direct de la chimie, on observe chez Paracelse une transition entre alchimie et chimie par ce que le médecin suisse appellait iatrochimie.
    L'alchimie était censée opérer sur une Materia prima, Première Matière, de façon à obtenir la pierre philosophale capable de réaliser la « projection », c'est-à-dire la transformation des métaux vils en or.
    Trois principes fondent la métaphysique de l'alchimie: le sel, le soufre et le mercure.
    Les trois phases de l'obtention du sel sont distinguées par la couleur que prend la matière au fur et à mesure : œuvre au noir, au blanc, au rouge. Elles correspondent à trois types de manipulation chimique : noir (carbonisation), rouge (incandescence par ignition spontanée), blanc (calcination et lessivage répétés).
    C'est par l'extraction que l'on obtient le soufre et par la fermentation-distillation-rectification, le mercure , le sel etant obtenu par calcination. Les « noces chimiques » dont le résultat est la pierre ou l'élixir s'opèrent entre le soufre et le sel par la médiation du mercure.
    L'alchimie continue à l'heure actuelle de fasciner certains chercheurs. Selon certains alchimistes modernes, elle utilise les énergies de la vie pour transmuter les métaux ; cette énergie serait puisée également dans l'alchimiste lui-même. Ainsi seul un être vivant intelligent pourrait effectuer des opérations alchimiques. Vouloir automatiser les procédés alchimiques ne servirait donc à rien.
     

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  • Hiromu Arakawa

     

    Difficile de présenter une personnalité telle que Hiromu Arakawa.
    En effet, malgré le formidable succès de Fullmetal Alchemist, elle est parvenue à conserver une image de mangaka discrète et modeste.

    Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, la seule image qu’on puisse obtenir d’elle est la célèbre vache à lunette. Celle qui porte sa culotte porte bonheur est la plus connue. Tout le monde s’accorde avec cette caricature très originale qui la représente.

    « Pourquoi une vache ? »
    est la question que la majorité des lecteurs se sont posée.
    La réponse impose un retour aux origines …

     

    Biographie

    Hiromu Arakawa voit le jour le 8 mai 1973 au Japon, à Hokkaido (ou Hokkaïdo).
    Située au nord, c’est l’une des plus grande île qui forme le Japon. Elle est réputée pour ses sculptures géantes sur glace (car les hivers sont rudes) mais aussi pour l’immense superficie des forêts ainsi que des champs agricoles.
    Qui dit champs agricoles dit forcément ferme. Car c’est dans une ferme que Hiromu Arakawa grandit avec ses 5 sœurs. Elle passe son adolescence à lire plusieurs styles de mangas différents quand elle ne travaille pas dans le domaine familiale. Cette passion pour la lecture lui donnera comme rêve de devenir mangaka.
    Après l’école, elle s’occupe de la ferme et dois tout de même patienter 7 années avant d’arpenter le chemin vers le monde du manga. Comme elle le dit elle-même, c’est sa vie de fermière ainsi qu’un dessin animé de son enfance qu’elle adorait (le personnage principal est une vache du nom de Juhan) qui ont amené l’idée de se dessiner en vache.


    L’intéressée débute sa carrière à Tokyo en tant qu’assistante sur le manga Mahôjin Guru Guru de Eto Hiroyuki ainsi que pour une de ses connaissances, Yashichiro Takahashi, auteur de Shakugan no Shana. En parallèle, elle gagne sa vie dans une entreprise de sécurité.
    Par la suite elle exécute un travail de groupe avec des amis qui donna naissance à Shishi Juuchin Enbu sous le nom d’auteur collectif de Huang Jin-Zhou.
    Poursuivant son but, elle réalise des « Yonkoma » pour le magazine Gamest sous le pseudonyme Edmund Arakawa. Un Yonkoma est une courte série d’illustrations humoristiques formées par 4 cases. Pour exemple, rendez-vous sur les pages bonus des toms de Fullmetal Alchemist.
    Elle fini par créer ses propres histoires et c’est ainsi que sa carrière va s’élancer.
    Square Enix reçoit le manuscrit de Stray Dog et juge la qualité du travail exceptionnelle.
    Par la suite elle gagne le premier prix du 9ème « 21th Century Shounen GanGan Awards » avec cette série qui sera publiée mensuellement dans le Shounen GanGan.

    C’est Hagane no Renkinjutsushi, ou plutôt Fullmetal Alchemist qui propulse la popularité de Hiromu Arakawa à son statut actuel. Première série à long terme, elle est publiée en août 2001 dans le « Shounen Mensuel GanGan » et rencontre un immense succès auprès des lecteurs.
    Face à un tel triomphe, une série animée sera réalisée par les studios Bones avec approbation de l’auteur, à conditions que l’histoire diffère du manga.
    Elle fournit au réalisateur des informations importantes sur son travail et laisse le scénario aux mains des concepteurs.
    Ce manga reste à ce jour sa meilleure œuvre.
    Hiromu Arakawa est réputée d’être exigeante pour ses esquisses. Si le dessin d’un personnage ou d’un paysage ne la satisfait pas, elle le modèlera jusqu’à ce qu’il lui convienne.
    C’est certainement cette mentalité de travail acharné qui lui permettra d’obtenir un prix en 2004 lors du 49ème « Shougakukan Manga Awards » dans la section « Shounen ». En parallèle à Fullmetal Alchemist, elle publiera d’autres séries telles que Raiden-18, Souten no Koumori et Juushin Enbu dans lequel on peut apercevoir le travail d’amateur qu’elle avait effectué à l’époque.
    Dernièrement, elle a obtenu une récompense pour ses illustrations dans le magazine de Square-Enix. Il s’agit du « Shônen MangaArts » de l’édition février 2008, par lequel les lecteurs votent pour leur auteur préféré.

    Sa vie privée est très bien conservée. Elle nous laisse tout de même dans certains toms quelques astuces, pour la plupart amusantes et intéressantes, comme son inspiration nocturne.
    Dans ses livres reliés, elle nous permet de profiter de quelques pages à la fin pour y mettre des bonus. En effet, elle espère un jour pouvoir publier un livre complet de bonus, en particulier de yonkoma.

    Hiromu Arakawa a une excellente faculté pour transmettre aux autres ce qui la passionne et son talent est très bien reçu du public. Sa capacité à créer des personnages intéressants et des histoires fascinantes lui promettent un avenir d’auteur et dessinatrice très prometteur, à surveiller de près !

     

    Ses œuvres :

    Stray Dog (1999)

    Totsugeki Tonari no Enikkusu (2000)

    Shanghai Yomakikai (2000)

    Fullmetal Alchemist (2001)

    Raiden-18 (2005)

    Soutem no Koumori (2006)

    Juushin Enbu (2007) 

    Nobles Paysans (2008)

    Sylver spoon (2011) série en cours

    Arslan Senki (2013) série en cours

     

     


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